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Seven Swords

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Cuneyt Arkin 3.5
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Sifu Tetsuo 3.5
Jérémy 5
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Film raté

Ce Seven Swords est un grand projet raté (2h de coupes). Oui il y a des trucs à se mettre sous la dent, c'est fichtrement chouette par moment, mais en soit le film est indigeste avec son scénario qui ne nous implique jamais. On fera donc bien attention à ne pas montrer ce film pour faire découvrir l'auteur.

03 novembre 2010
par Hotsu


Un classique du genre ?

Après un ZU 2 regorgeant d'idées mais quasiment irregardable - quel bordel visuel ! - et après un BLACK MASK 2 de triste mémoire, l'incontournable Tsui Hark fait peter la tirelire avec SEVEN SWORDS, une fresque médiévale. S'appuyant sur un genre largement exploité par le cinéma asiatique (à commencer par Hark lui-meme, avec ZU), le cinéaste nous livre une oeuvre prodigieusement généreuse. Et comme souvent chez Hark, la générosité est à double tranchant. Car emporté par sa passion et manquant souvent de lucidité, le réalisateur filme plus que de raison et se retrouve avec un director's cut de près de quatre heures (voire meme plus selon les sources). Une version qui a été largement amputée à sa sortie en salles. C'est rageant parce que SEVEN SWORDS regorge de qualités : l'équilibre de ses chorégraphies (entre l'apesanteur de ZU et la barbarie de THE BLADE - vous verrez le dernier combat au sabre entre les deux murs est juste prodigieux), son approche sobre et intelligente du fantastique (voir la scène où le héros déboule des entrailles de la montagne), une beauté plastique rude mais à tomber par terre (digne de Kurosawa !), le traitement, mémorable, de ses méchants (dont LE méchant du film, personnage complexe brillamment interprété, vraiment très très méchant : justement, il ne faut pas moins de 7 héros pour se battre contre lui) et enfin l'interprétation, par les plus grands acteurs de Hong Kong : l'acteur-chorégraphe-cascadeur Donnie Yen (HERO, SPL, DRAGON TIGER GATE), qui est le nouveau maitre du kung-fu ; Charlie Yueng (NEW POLICE STORY, LES CENDRES DU TEMPS, LES ANGES DECHUS...), qui est une reine de la cantopop, et bien d'autres (acteurs prodigieux de Hong Kong) encore ; mais aussi des acteurs taiwanais, chinois, une actrice coréenne et, surtout, Lau Kar-leung (LA 36EME CHAMBRE DE SHAOLIN) - une légende vivante en Chine - qui a réglé les combats et qui joue le role d'un des sept sabres. Bref, malgré quelques faiblesses, SEVEN SWORDS s'impose néanmoins comme un classique du genre.

06 avril 2010
par Oh Dae-soo


Souvenir de violence et d'ennui, scénario décousu dans lequel j'ai eu du mal à me plonger voire même suivre l'histoire ....
Il faudrait peut-être que je fasse l'effort de le regarder à nouveau.

22 avril 2009
par A-Lai


du pur Tsui Hark



Plus je le vois et plus je l'adore ce film, malgé les coupes evidentes et des sous intrigues qui n'aboutissent pas, ça reste genial et passionnant pendant pres de 2h30.
Le retour de Tsui Hark au WXP est une vrai réussite ( comme pour John Woo, dont son red cliff est le seul WXP depuis the blade a etre aussi bon que 7 swords ), il nous livre ici son film le plus epique ( terme de plus en plus usurpé ).
Doté du plus gros budget qu'il est jamais eu ( 18 millions de dollars ) il met tout son pognon a l'ecran et ça se voit.
Le premiere scene est absolument genial avec le massacre de villageois par une horde de mercenaires, le look des lieutenants de Ravage c'est juste une tuerie enorme !!! :
[img]http://media.monstersandcritics.com/articles/1239159/article_images/swords2.jpg[/img]
[i]Best Bad Woman !!![/i]
Chaque lieutenant ayant une arme bien specifique et là Tsui Hark s'en ai donné a coeur choix dans les idées : un parapluie qui coupe des tetes, un bouclier avec des lames, un gars qui se bat avec 3 sabres, la classe totale.
Cette premiere scene est d'une incroyable beauté visuelle aussi avec ce merveilleux contraste entre le rouge vif qui saute au yeux et le gris poussiere ambiant, et pis arrive le genial LIU Chia-Liang qui pour son age assure vraiment encore ( bon par moment c'est tricard que c'est une doublure ).
Le reste du cast est tres bon a de rare exception comme Leon Lai encore plus fade que d'habitude ( quand on le voit ici on ne peut etre que agreablement surpris de sa compo dans red cliff ou il est vraiment charismatique ), Donnie Yen trouve ici son meilleur role ( bo goss for ever ) et a encore une putain de scene de stomb ( le combat entre les murs de la ruelle c'est une tuerie !!! ) par contre il a un sale accent quand y parle coreen, Charlie Yeung bein c'est Charlie elle est mimi quoi et en plus elle a une épée qui dechire, les autres seven swords sont des acteurs inconnu, celui qui a été elevé par les loups ressemble vraiment à XIONG Xin-Xin ( c'est ptet a cause des cheveux  :mrgreen: ), ce dernier qui devait tenir un role finalement ne s'occupe que des choregraphie avec Stephen Tung et Liu Chia Lang, dans le reste du cast on retrouve Michael Wong qui pour une fois parle pas anglais et est donc tres bon, Ravage est joué par l'excellent SUN Honglei ( qui a un peu le même role dans Mongol ) et on a aussi une magnifique actrice coreene, en fait du coté acteur a part les 3 gros roles : Donnie, Liu et Ravage les autres sont un peu transparent et se font bouffé par le charisme des 3, heureusement que coté féminin ça assure.
Les épées ont un role a part entiere chacune ayant des caractéristique differente ( enfin sauf celle de Liu chia lang dont je me rappelle deja plus a quoi elle ressemble ), l'épée de charlie colle bien avec le perso, la double épée est classe et bien entendu Donnie a l'épée du gros bourrin.
Bon alors oui donc les coupes dans l'histoire c'est pas terrible ( rho putain les flashback de 20 secondes c'est super frustrant quand même ), quand on a l'habitude des films de Tsui ça va c'est pas deroutant de voir des persos sauté dans le cadre sans aucune presentation ( d'ailleurs la premiere scene de Donnie deboite, on ne voit pas son visage lorsque qu'il sort de sa grotte, la premiere fois ou on le voit vraiment bein c'est épée en main entrain decoupé du méchant ), y a des enjeux pas terrible ( d'ailleurs j'ai toujours pas compris pourquoi Donnie retourne au chateau de Ravage ) et putain que c'est frustrant cette sous exploitation des lieutenants, j'aurais kiffé avoir plus de scene avec eux, le duel entre donnie et la femme est terrible quand même avec un plan vraiment splendide.
Niveau realisation bein c'est du Tsui Hark, c'est beau, c'est bourré de plans absolument magnifique et iconique.
Les bastons assurent, bon par contre c'est pas la révolution promis en interview ( il est ou le plan séquence ou les acteurs doivent reprendre leur souffle ? ), par moment le decoupage est même un poil bordelique, mais bon on se rattrape sur le coté barbare ou ça coupe a tout va ( par contre aucune giclé de sang ) des bras, des jambes, des tetes.
Bien entendu a droit au scenes bien naive made in Tsui, mais bon j'aime bien : la scene du cheval ou les gamins qui jettent les cailloux.
Le score de Kenji Kawai colle parfaitement au film, surtout pour les scenes d'action.
Seven Swords est un donc un tres grand film ( à défauts d'etre un chef d'oeuvre ) du plus grand réalisateur encore en activité.


[img]http://www.viedegeek.fr/UserFiles/Image/cinema/screens/seven_swords/seven_swords2.jpg[/img]
[i]c'est juste beau[/i]

[img]http://img261.imageshack.us/img261/7897/2005ss01pp9.jpg[/img]
[i]Donnie la classe[/i]

[img]http://www.dvdrama.com/imagescrit/sevenswordsint01.jpg[/img]
[i]elle assure la ptite charlie[/i]

[img]http://image2.sina.com.cn/ent/d/2005-06-23/U105P28T3D760780F326DT20050623152842.jpg[/img]


31 janvier 2009
par Scalp


Et pour quelques coups d'épée de plus

Depuis une dizaine d'années, la carrière de Tsui le sachem du cinéma HK va du pire (Double Team) au meilleur (Time and Tide) en passant par l'acceptable (Knock Off) et l'honorable (Legend of Zu). Aussi ne savait-on trop quoi attendre de son nouveau bébé Seven Swords dont la sortie fut précédée d'un battage médiatique considérable. S'agira-t-il d'une bombe, d'un fiasco ou d'une eau tiède ? Verdict après visionnage: le troisième qualificatif semble le plus approprié pour définir ce film en un ou deux mots. À l'instar de la mouture du mythe Zu réalisée en 2001, le produit oscille, sur toute la longueur, entre le faste et le raté: une mise en scène somptueuse et aboutie – même si moins impressionnante que celle d'un Time and Tide –, une plastique admirable (lumière, filtres de couleur, décors et costumes aussi chatoyants les uns que les autres), des acteurs offrant le meilleur d'eux-mêmes au niveau physique comme expressif – avec une Charlie Young méconnaissable et un Donnie Yen fascinant – ainsi qu'un score de Kenji Kawai d'une beauté et d'une puissance rares s'opposent à une intrigue pataude, obscure, languissante (à cet égard, le tout mériterait une relecture ne serait-ce que dans le but de mieux comprendre le tohu-bohu ressenti au premier coup d'œil – mais cette prescription vaut pour plus d'un Tsui Hark), une surenchère de dialogues philosophico-sentencieux qui agacent vite et, d'un point de vue plus subjectif, un arrière-goût d'académisme et de froideur que l'on n'aurait jamais pu éprouver dans les réalisations 80's / early 90's du cinéaste. Seven Swords arbore donc une belle carapace dissimulant une ossature un peu chétive. Une honnête production qui devrait séduire les amateurs de wu xia pian et de fresques new school. Les inconditionnels de Tsui en ressortiront eux plus mitigés.

18 mars 2008
par Chip E


Impossible être juste ou impartial avec Tsui Hark...

... cette homme est un génie, qui s'il n'a pas fait que des chef d'oeuvres, au moins est un des réalisateurs les plus intéressants (au monde!) de la dernière vingtaine d'année. Alors, quand il sort un film comme Seven swords, que dire? reconnaitre qu'un autre que lui aurait fait bien pire avec un même matériau? Ou alors regretter que le film n'ait pas l'ampleur qu'il mérite et que Tsui aurait sans conteste pu lui donner? Les deux en même temps, sans doute. Les plus ardus n'en demodront pas, Seven swords est raté. Les défenseurs acharnés souligneront la vista inchangée du bonhomme. Moi qui pourtant est un amateur acharné de Tsui, je me vois obligé de garder mon cul entre deux chaises, sans trop savoir si ce sont les moments de génie visuels qui surnagent qui l'emportent, ou un scénario baclé qui sent la coupure à plein nez. Foncièrement indécidable, Seven swords est à bien des égards aussi intriguant qu'il est inabouti.

04 avril 2007
par Cuneyt Arkin


mouai

assez décevant...il manque quelque chose a ce film, déja une histoire assez basique,une interpretation peut mieux faire. par contre bonne réalisation (sa reste tsui hark), une belle image et de beaux combat rende le film relativement plaisant a regarder. met au final que retient t'on de ces 2h30( assez fade, je trouve).

22 mars 2007
par spud


Film plein d'ambition mais trop décousu. Dommage.

Pour beaucoup Tsui Hark s'est fait attendre. La claque inespérée que fut "Time and Tide" me rassura que le maître était enfin de retour. Puis arrive "Seven Swords" censé être une sorte de version chinoise des "7 Samuraïs" de Akira Kurosawa. Et puis arrive la mini déception. Surtout quand on sait que le film devait faire près de 4 heures comme le film de Kurosawa pour en arriver à 2h30 au final. Bon sang, 1h30 mis à la trape, c'est énorme. Pourquoi un tel massacre ? Ca commence pourtant très bien avec l'attaque dans le village et puis au bout d'une heure de metrage, les éllipses narratives commençent à se faire sentir. Du coup le film change radicalement de ton. Ca va vite et les personnages sont nombreux.Certains d'entre eux sont plus exploités par rapport à d'autres. Resultat, seul le personnage joué par Donnie Yen est vraiment interessant. Pourtant son histoire d'amour naissante avec l'esclave Coréenne aurait gagné à être un plus devellopé. En ce qui concerne les combats c'est plutôt moyen. Les chorégraphies pourtant supervisées par Liu Chia Liang sont inégales.Certains combats sont trop cablés voire trop découpés. Dommage !!!. Mais le gros point faible du film reste la musique de Kenji Kawai. Elle manque vraiment d'ampleur et ne colle pas du tout mais du tout à l'ambiance du film. Ca c'est plus que rageant. Cependant "Seven Swords" ne manque pas de charme et certaines séquences laissent imaginer à ce qu'aurait pu (ou aurait du) être le film pour faire l'unanimité. Je pense à la séquence où le chef des mercenaires (l'acteur est excellent) malmene son esclave coréenne qui est en train de manger comme une sauvage. Séquence brutale et érotique à la fois, mais magnifique. Seule comme Tsui Hark sait les faire. Malgré ses défauts "Seven Swords" reste regardable même s'il manque 1h30. Peut être qu' avec le temps il sera revalorisé. A moins que Tsui Hark se décide à nous sortir la version de 4 heures. On peut toujours réver.

14 septembre 2006
par Sifu Tetsuo


ras

Je l'ai vu à Guilin et à HK le jour de sa sortie avec une copine chinoise et je suis fan de Tsui Hark donc je suis pas objectif fatalement mais bon c'est quand même un chef d'oeuvre :-)

24 août 2006
par Jérémy


NE BOUDONS PAS NOTRE PLAISIR ...

Tsui Hark, considéré par Quentin Tarantino comme le plus grand réalisateur du monde, est l’un des cinéastes les plus importants de Hong-Kong et il le prouve en menant SEVEN SWORDS, un projet à l’ambition démesurée. L’histoire est basée sur le roman « Les Sept Epées de la montagne Tian » de Liang Yu Sheng et fait penser aux SEPT SAMOURAIS d’Akira Kurosawa. La naissante dynastie Ching interdit les arts martiaux en Chine et engage une armée de mercenaires pour écraser les villages qui essaieraient de se rebeller. Une communauté arrive toutefois à rallier sept guerriers retirés dans les montagnes, chacun affublé d’une épée particulière. Tsui Hark ne recherche pas à trouver un scénario original mais, ayant vu le film de sabre coréen SWORD IN THE MOON, il a eu envie de revenir aux bases la tradition du wu xia pian, en se référant à son film culte THE BLADE, désastre commercial considéré par beaucoup de ses fans comme le film de sabre ultime caractérisé par une utilisation des câbles avec retenue et parcimonie et des combats réalistes allant ainsi à contre courant des réalisations wu xia pian produites ces derniers temps (on pense immédiatement à TIGRE ET DRAGON, HERO ou encore LE SECRET DES POIGNARDS VOLANTS). SEVEN SWORDS s’inscrit pleinement dans la continuité dans l’œuvre des bons films de Tsui Hark. On notera que l’esthétique est bien au rendez-vous et ce dès les premières scènes. L’alternance de couleurs chaudes ou froides habilement mises en valeur par une utilisation impeccable des filtres, la beauté des paysages naturels ou du fort des mercenaires ou encore la virtuosité des combats magnifiés par la présence des sept épées fantastiques et l’utilisation des câbles avec parcimonie sont les marques de fabrique du film et des atouts indéniables du métrage. La musique de Kenji Kawaï fait preuve tantôt une force inattendue tantôt d’une certaine poussivité ; de ce fait la bande sonore s’en trouve inégale. Côté casting, Tsui Hark a, un peu à la manière de LEGEND OF ZU, su s’entourer de stars du cinéma local comme Donnie Yen, Leon Lai ou Charlie Young, casting certes prestigieux mais malheureusement pas totalement convaincant car, si les prestations martiales sont indéniablement réussies (merci Liu Chia-Liang), les passages dramatiques demeurent parfois assez froids, la faute à des acteurs pas toujours totalement impliqués ou dépassés par la force dégagée par leur personnage mythique et leurs armes fantastiques. On pourra de plus regretter que Donnie Yen soit quelque peu sous exploité mais agréablement surpris par la prestation de haute volée de Sun Honglei dans le rôle de Ravage, chef des mercenaires. L’apparence bestiale de ces derniers reste d’ailleurs une des réussites de SEVEN SWORDS, leurs armes invraisemblables, leurs looks sombres et inhumains tout droit sortis de tout contexte temporel, leur sauvagerie et leur avidité en tant que défense contre l’existence sans lendemain que leur propose les Puissants du royaume ajoutent une dimension héroïc fantasy assez jouissive et bienvenue. L’univers voulu par Tsui Hark est extrêmement riche et il est un peu décevant de voir que seules de vagues bases nous sont présentées : le contexte politico-historique brutal et chaotique est survolé, les personnages parfois difficilement différenciables sont à peine présentés et on peut avoir du mal s’attacher à eux malgré les triangles amoureux présents dans l’histoire et malgré la lutte du Bien contre le Mal, la défense des faibles et la lutte contre l’injustice qu’ils symbolisent durant 2 h 25 minutes. Néanmoins, ils dégagent, un mystère, une fascination, une assurance et une impassibilité peut-être voulue par le réalisateur et propre à leur personnalité mystique et c’est ce qui m’a paru être lors d’un second visionnage. C’est peut-être pour cette raison que Tsui Hark a choisi d’évoquer uniquement leur passé de manière brève lors des combats de sabre finaux. Tsui Hark aurait dû éviter les nombreuses coupes qu’il s’est ou qu’on lui a imposées. La richesse du récit aurait amplement mérité un traitement de 4 heures comme nombre de rumeurs l’ont évoqué ci et là. Toutefois, ne boudons pas notre plaisir, les quelques imperfections évoquées ne suffisent pas à diminuer la valeur intrinsèque de SEVEN SWORDS car même si ses défauts l’empêchent d’être considéré comme une œuvre incontournable et qu’il a pu décevoir les plus fervents admirateurs du Maître (qui venait quand même de tourner BLACK MASK 2 et LEGEND OF ZU), il faut bien reconnaître que SEVEN SWORDS s’impose comme un excellent wu xia pian du XXIème siècle, un wu xia pian peut-être vidé en partie de la spontanéité, de la fraîcheur et de la naïveté du cinéma de Hong-Kong d’hier mais pourtant représentatif d’un cinéma plus mature que j’espère déclencheur de nombreuses autres heures de spectacle brut et spectaculaire de cette qualité. Merci M. Tsui Hark. J’attends la suite avec impatience. (9/10)

08 août 2006
par LiMuBai


Plus de 2h30 de cinéma dans un film, c'est une denrée extrêmement rare...

De part son innovation visuelle et son découpage, Seven Swords est déjà un classique. Tsui Hark y réinvente une nouvelle fois le cinéma de ses aînés. Il expose ses références comme le jeune premier qu’il n’est plus et qu’il n’a sans doute jamais été. Tout est éclatement et tiraillement dans cette œuvre écartelée et plus que vivante. Seven Swords c’est plus de 2h30 d’exposition d’un cinéma inventif et novateur. Toute sa maestria est là. Certains reprocheront un manque de développement des personnages. Ce qu’ils oublient, c’est que les personnages n’existent pas, ils ne sont que la matérialisation de l’esprit de l’épée. Laissons de côté ce fantasme, d’un 7 Samouraïs sauce HK, même si l’histoire peut y faire penser, ces deux films sont totalement différentes et portent en leur sein le poids de LA référence du genre. Bien des cinéastes, et des meilleurs s’y casseront les dents – peut-être est(ce déjà fait – car personne n’est Tsui Hark et personne ne sera jamais Akira Kurosawa. Passé ce fantasme, il faut se rendre à l’évidence, nous sommes là devant un sommet d’inventivité qui se bonifiera et se redécouvrira avec le temps. Ce genre d’œuvre immortelle est sans cesse contradictoire et remise en question. Un objet autre que la main n’ose toucher. L’envoûtement produit par cette œuvre a déjà fait son effet. On le reverra des centaines de fois, redécoupant chaque plan pour y comprendre le sens et les raisons de l’auteur. Tout y est, la chorégraphie du grand maître Liu Chia-Liang, le charisme animal du plus grand héritier du petit dragon, Donnie Yen, le style mono expressif de Leon Lai pour la touche HK-pop… D’inventivité en création, Tsui Hark prouve qu’il est bel et bien là, et s’inscrit une nouvelle fois comme l’un des derniers cinéastes de ce siècle triste et frimeur. On lui reproche son trop-plein, encore une fois, ses excès, son envie d’en mettre « plein la gueule », comme si le cinéma était Tsui Hark, on lui reproche d’oublier l’essentiel, l’histoire… comme si l’histoire se devait d’être la base de chaque œuvre. Tant (trop !) de tâcherons qui se disent auteurs apportent tant d’importance à leur histoire qu’ils en oublient leur travail de cinéaste… Tout comme l’est et le sera pour très longtemps, le stupéfiant Legend Of Zu, qui devient de plus en plus essentiel, Seven Swords s’inscrit déjà dans l’inconscient collectif comme une œuvre charnière que l’on a pas finit de découvrir. Pour peu, que l’on nous apprenne que la version longue verra le jour, ce qui risque fortement d’être le plus incroyable retournement de gueule de l’histoire du cinéma épique… Car c’est de cinéma, de grand cinéma au souffle épique qu’il s’agit là, jusque dans son étonnante imperfection… L’histoire n’a pas fini de s’écrire, Tsui is back !

27 juillet 2006
par Iron Monkey


encore une fois Tsui Hark ne sait pas raconter son histoire, encore une fois il ne sait pas filmer les scènes d'action, encore une fois les images sont très belles, et encore un fois sa réalisation est souvent brouillonne. reste ces belles images donc, et c'est déjà pas mal mais pas suffisant. note un peu sévère mais bon ce n'est pas un débutant le père TSUI donc on attend encore qu'il nous sorte un @!#$ de bon film qui exploiterait ses qualités et gomerais ses défauts.

18 février 2006
par chronofixer


DECEPTION

Un film longtemps attendu, des photos sur le net et une légende chinoise excitante sur le papier . A la réalisation, le grand Tsui Hark enfin de retour au pays, un casing cinq étoiles, un budget faramineux ... Finalement, le film ne tient pas ses promesses, c'est cheap, trop long, ennuyeux, des acteurs en roue libre ... Cerise sur le gâteau, une fin en queue de poisson qui laisse présagée une voir des suites ... La carrière de Tsui Hark semble derrière lui, car son dernier bon film reste le mythique "The Blade" . Seven Swords est une déception, dommage pour le réalisateur comme pour nous .

29 janvier 2006
par X27


DU TRES BON CINEMA

Tsui HARK nous met en scène une superbe fresque. Bien que je trouve le film quelques peu long, il en reste pas moins une belle oeuvre du grand cinéaste T.HARK. Avec des combats superbement chorégraphiés, de bons jeux d'acteurs (avec notamment Donnie YEN qui se fait assez rare sur grand écran) une histoire certes classique mais qui est bien servie grace aux nombreuses d'action du film. On attend la suite avec impatience. A voir au plus vite! :)

11 janvier 2006
par FREDDYK


TSUI qui...???

Heuresment que j'ai été voir ce film avec des places de ciné gratuites sinon je lui aurait mis 0. Brèf pas grand chose à retenir de ce film interminable. Apart qui lui manque : - Un soufle épique. - Des acteurs charismatiques pour ce détachés des milliers de figurants. - Un scénario intéressant (le passage ou il laisse son cheval dans le désert, on aurait pu s'en passer largement) - Un scénario cohérent (qui peut m'expliquer la transition brutale juste après que la météorite tombe dans les montagnes??? Une erreur de montage??? ça la fous mal pour un film à gros budget.) Sinon quelques scènes de combats et de beau paysage ratrapent un peu le reste.

14 décembre 2005
par Chapi-chapo


Merveilleux film.

Toutes les critiques négatives lues sur ce site me font bien rire... Le film de Tsui Hark contient plus de scènes fortes que la majorité des films que j'ai vu ces trois dernières années. Quand je lis que ce film n'a pas d'âme, j'ai envie de pleurer... La puissance évocatrice de certain plan, les scènes d'amour somptueuses, les bastons homériques sont toutes habitées parl e génie de Tsui Hark qui ne cède jamais au ton putassier de Zhimou. Alors, la narration est un peu floue (surement due au remontage successif du film), mais la profondeur des thèmes abordés et la puissance émotionnelle du film (due à la multiplications des personnages, des sous intrigues et donc des sentiments) font de Seven Swords un des films les plus intelligents de Tsui Hark. Ajouté à cela, certains plans d'une beauté renversante, et vous avez un des films incontournable de l'année 2005.

05 décembre 2005
par matrey


2H30 c'est trop court...

Déjà, que moi je dise que 2H30 c'est trop court... J'attends la version "longue". Pas pour comprendre mieux le film, car il est tout à fait compréhensible, mais pour en savoir plus sur certains personnages. Car, on s'aperçoit bien, en rapport avec quelques "flash-back ", que l'histoire des personnages pourrait être plus développée. En tout cas, ce film est super beau, très bien réalisé, sauf, pour les scène de combats que j'ai trouvé un peu "foulli". Je sais pas comment dire, trop de personnage en même temps peut-être ou ne s'attarde pas assez sur certain coup. Mais c'est quand même grandiose, avec des armes originales, membres et têtes coupés...Mais de toute façon; le film ne se limite pas qu'au scène de combats. Finalement, ma note sera peut-être un peu sévère, mais je ne mettrais qu'un 3/5 à cause du manque de développement de l'histoire des personnages. Cela reste quand même un film que j'ai vraiment bien apprécié. PS : avant de le voir, j'avais lu les critiques sur cinemasie et, pas mal font une comparaison avec "Les sept samouraïs ", moi personnellement, je ne vois aucune comparaison possible.

01 décembre 2005
par loicaf750


Le Seigneur des épées

Revoilà le Tsui HARK des grands jours. En réponse au "Seigneur des Anneaux", il réussit à convaincre les investisseurs chinois à mettre le paquet et financer sa dernière idée démesurée, celle d'adapter la série des romans populaires des "7 Swords". Ne pouvant décidément faire les choses à moitié, il choisit d'emprunter la même voie que les dernières super-productions américaines, tels que la seconde trilogie des "Star Wars" ou de "Matrix" et de se faire rejoindre différents types d'arts autour d'un même projet. Il projette donc à donner pas moins de six suites à ce premier film, met en chantier une première série télévisée de 38 épisodes pour accompagner al sortie cinéma du film, lance une nouvelle série de livres, nouvelle adaptation des romans d'origine, des BD's, des jeux vidéeo, etc, etc. Son imagination mercantile ne connaîtra qu'une seule limite fatale : celle de l'insuccès du film dans les salles HK et mondiales, mettant un terme (temporaire) à la réalisation d'autres films au cinéma. Ce préambule pour expliquer en partie la plus grande faiblesse du film : le scénario. Montage ramené à 2h30 (Hark a proposé deux montages aux producteurs, dont une autre de 2h), alors que pensée à l'origine de 4h30 (il manque un financement pour la complétion de cette version), trop peu de temps est finalement accordé aux différents personnages. Ce manque s'explique également par la vision d'une série complète, dont les futurs épisodes auraient très certainement développé bien davantage les différents membres. L'action passe donc rapidement sur la constitution du groupe, la répartition de leurs épées et surtout leurs différents caractéristiques. Impossible en l'état de s'identifier aux différents personnages, ressentir la force similaire de la "Communauté de l'Anneau" ou des "7 Samouraïs" inspirateurs et de distinguer les forces d'un chacun. D'autant plus énervant, que d'autres parties du film s'étirent inutilement en longueur ou sont carrément dispensables (notamment la séparation mélodramatique d'avec le cheval "Chance" - sans doute en réponse aux nombreux fans très en colère du "Seigneur des Anneaux", regrettant l'absence du cheval de Sam dans l'adaptation cinématographique). Le scénario n'a jamais été le point fort des films de Hark, dont les films abondent des raccourcis narratives et dont de nombreux points sont souvent à compléter par la seule imagination de ses fans. HARK a toujours davantage privilégié la forme. Faiseur d'images, ses films sont davantage un cinéma de SENSATIONS et ce jusque dans ses pires daubes, dont "Black Mask 2", dont la seule chose à récupérer était la scène de l'éléphant lâché dans les rues. En petite forme sur ses productions américaines, HARK avait re-mis le paquet avec ses "Time and Tide" et "Legend of Zu", mais re-gagne le plein potentiel de ses capacités sur ce film. LEs personnages sont hauts en couleur et notamment l'armée des méchants semblant tous droits sortis d'une bande dessinée. L'univers particulier des "7 Swords" est pareillement assimilable à des dessins. Les combats sont montés rapidement, riches graphiquement et ne lésinent pas sur la sueur et le sang. De nombreux effets gores ne font pas dans la dentelle et rendent très bien la violence des affrontements. Malheureusement montés trop "cuts" au détriment des véritables prouesses martiales déployées par ses acteurs (et notamment Donnie Yen en très grande forme), HAK ne peut également pas s'empêcher de recourir au procédé particulièrement pénible du ralentissement saccadé inventé par Ridley Scott sur son "Gladiator" et pillé systématiquement dans tout film d'action qui se respecte depuis. En revanche, la première scène de bataille dans le village en guise d'ouverture et - surtout - le dantesque combat final dans l'étroite allée en fin de film sont dantesques et rappellent le meilleur du cinéma HK de ces dernières décennies. Tsui HARK en très grande forme et qui aura une nouvelle fois passablement marqué le cinéma HK à venir - c'est sûr.

15 novembre 2005
par Bastian Meiresonne


Un coup d' épée dans l'eau

Le film se laisse gentiment regarder mais on est loin du chef d'oeuvre annoncé... En effet, où est passée la mise en scène de Tsui Hark??? Alors que le bonhomme est connu pour ses mouvements de caméra déments, i n'y a rien de tout cela dans "Seven Swords". La réalisation est professionnelle, appliquée et soignée mais l'on ne distingue presque jamais le génie qui caractérise le personnage même dans certains de ses plus mauvais films...Il est probable que, au vu de l'enjeu financier important du projet, les investisseurs ont du lui demander de mettre un frein à ses expérimentations afin d'attirer les distributeurs étrangers. C'est bien simple, on croirait regarder un wu xia-pian coréen récent comme "Sword in the Moon": c'est joli mais il n'y a pas grand chose derrière... Comme il a été dit précedemment, la caractérisation des personnages est sans doute passée à la trappe lors du montage. Ces derniers sont unidimensionnels, simples et sans grande aspérité. On ne sait pas grand chose d'eux, de leur motivation et les acteurs sont bien fadasses dans leur rôle respectif. Seul Donnie Yen sort légèrement du lot. Les scènes d'action sont, pour leur part, correctement mises en scène mais aucune ne se détache, tout a été vu et revu mille fois auparavant. Malgré son manque évident de souffle er ses nombreux défauts, j'avoue avoir pris un certain plaisir à visionner "Seven Swords". En effet, même s'il est mis en veilleuse, le talent de de Tsui est rare et, si l'on est enclin à rentrer dans l'univers qu'il nous propose pendant 135 minutes, il y a des motifs évidents de satisfaction, surout après "Black Mask 2"!! "Seven Swords" n'est pas un film "pop-corn", il nécessite un certain effort de la part du spectateur pour être apprécié à sa juste valeur. Esperons que beaucoup le fasse car, malgré tout, cela vaut quand même le coup.

06 novembre 2005
par Duncan


Le meilleur Wu Xia Pian depuis...Legend of Zu (Tsui Hark rules the world !)

Alléouïa, j'ai enfin vu le nouvel opus du monsieur qui pose une bombe dès qu'il touche une caméra (enfin 8 fois sur 10 a peu près...) et que dire si ce n'est que ça poutre sevère. Mais bon, je ne donnerais pas mon avis définitif étant donné qu'il faut absolument que je le revoie tant il est riche (certains détails m'ont échappés)...En gros on à l'impression de se bouffer une mini série dans son intégralité alors que le film ne dure que 2h30, ce qui en fait un film constamment intéréssant mais un peu fatiguant. En gros et pour faire vite (de toute façon il faut que je le revoie !) je dirais que Seven swords est un pur film d'aventures aux antipodes du wu-xia pian "Zhang Yimouisé", c'est à dire un film parfois brutal qui sent bon le sang et la poussière, bénéficiant de combats bien bourrins (avec des bonnes grosses épées qui font mal !), bref on est plus proche de L'auberge du dragon ou de The blade...mais pourtant Seven swords est unique et ne ressemble pas du tout aux 2 films cités. Suite à ce premier visionnage je ne sais quoi dire mis à part que j'ai l'impression d'avoir assisté à quelque chose de gros, d'énorme, à un film totalement innovant bien que pétri d'un classicisme qui semblait avoir abandonné le père Tsui depuis 10 ans...Un film moins immédiatement jouissif que Time and tide ou Legend of Zu pour citer les plus récents (bien que les quelques combats soient de pures barres de fun) mais tout aussi passionant. De nombreuses scènes ou images absolument magnifiques continuent de me trotter dans la tête (la scène de l'abandon du cheval, le combat final, la romance entre le personnage de Donnie Yen et Green Pearl etc...) Contrairement à beaucoup de personnes, j'ai trouvé les personnages pas si mal que ça (bien au contraire)...Ils sont certes dévellopés par "petites touches" (enfin je me comprends) mais certains d'entre eux sont quand même solides: L'épeiste au passé tragique campé par Leon Lai, le personnage de Charlie Young, le couple Donnie Yen/ Kim Su-Yen... et même le bad guy, une ordure finie qui devient presque touchante au moment ou il devient fou lorsqu'on enlève la femme qu'il aime etc... Mais bon, je vais éviter de faire un listing de ce que j'ai aimé dans ce film j'en aurais pour 3 heures...Je vais juste mentionner un point qui me parait tellement évident que je suis surpris qu'aucune critique que j'ai lue ne l'ait mentionné, il s'agit de la dimension ouvertement politique (vraiment couillue pour un film produit en grande partie par la Chine populaire !) de Seven swords. Le dernier opus de Tsui est en quelque sorte une métaphore politique aux antipodes (c'est carrément tout le contraire !) de celle livrée par Zhang Yimou sur Hero...Seven swords nous montre quand même un groupe de heros (dont quelques uns viennent des montagnes enneigées...le tibet ? d'ailleurs l'un d'eux arbore fièrement un bonnet tibétain !) décidant d'affronter un gouvernement inhumain (le général est vraiment un gros pourri !)...'fin bref inutile de vous faire un dessin !(on voit clairement de quel côté se situe Tsui) PS : Le plan du visage de Donnie Yen qui s'éclaire lorsque son épée sort du fourreau est SU-BLI-ME !!! (une pure idée de mise en scène "Harkienne" c'est à dire poétique et vachement classe ! )

10 octobre 2005
par SanjurOn


Déçu...

7 swords, c'est plein de points positifs, mais surtout un défaut majeur : un méchant sentiment de sous exploitation sur certains points. Et, c'est là que ça fait mal, sur les personnages principaux eux-mêmes. On a l'impression, hormis 3 ou 4 d'entre eux, qu'ils ne vivent pas ou si peu. On aimerait beaucoup plus en savoir sur eux ; ils sont mal introduits, n'évoluent pas...et il en résulte une impossibilité de s'attacher à eux en majorité. Dommage, parce que pour ce qu'on en voit, y'a des débuts d'idées et des looks qui tuent (la meuf-général du bad guy o_O), mais à part ça, on les voit à peine passer, quasi aucun n'est développé, et ça c'est mal. Dommage, parce que le film ne manque pas de points positifs. Au rayon tiède, la zique de Kawai est épique, sympa, mais pas bien originale. Les 2 H 30 passent bien malgrès tout -et avec une durée pareille c'est malheureux de ne pas avoir pu pouvoir occulter le défaut principal à propos des personnages-, et visuellement, c'est une tuerie, une vraie. Photo, décors, et costumes sont superbes. Combats, bruts, originaux (les 7 épées et leur capacité, malgrès le fait qu'elles ne soient pas assez utilisées, à l'instar de leurs porteurs, sont excellentes), bref, pure réussite ici (même si pas asez nombreux), y'a qu'à voir le combat de fin, ultime. Sur ces points-là, on se retrouve le sourire jusqu'aux oreilles et/ou la gueule ouverte très souvent. En résumé : beaucoup d'éléments et de persos posés mais pas ou peu utilisés, voilà ce qui fait beaucoup de tort à ce Hark cuvée 2005 (avec un peu de bol, la version longue pourrait ptêt arranger ça...), qui reste un bon film mais une grande déception quand à ce que ça aurait pu être si ça avait été mieux exploité :(...

09 octobre 2005
par DarK ChoueTTe


Au rapport.

Un nouveau film de Tsui Hark est en général l'occasion d'évaluer les rapports qu'entretient le metteur en scène avec le cinéma local. "Seven Swords" ne dérogeant pas à la règle, il devient ainsi beaucoup plus captivant de le visionner dans cette optique que pour ce qu'il est susceptible d'offrir scénaristiquement. D'entrée de jeu, le titre et l'idée d'un hommage à Kurosawa Akira fait sourire. Tsui Hark suivrait-il les pas de Johnnie To ? Pas seulement, puisque le pitch de "Seven Swords" peut aussi être mis en rapport avec "The valiant ones" de King Hu, si on veut. Seulement, l'aspect stratégique est ici bien faible (un traître dans le groupe, une salle bourée de pièges), de même que la part d'action, se noyant un peu dans le second tiers lors du développement - pas satisfaisant au demeurant - du récit. Car s'il fallait retenir quelque chose d'intéressant dans "Seven Swords", c'est surtout son premier tiers, le film débutant d'ailleurs par une séquence stylistiquement somptueuse (photo dans des tons rouge/noir rendant bien l'idée de chaos). S'ensuit la découverte des protagonistes, et surtout des épées-gadgets. On se met alors à croire que le titre du film prendra tout son sens, d'autant plus que l'entrée en scène des guerriers protecteurs dans leur premier combat donne lieu à quelques plans focalisés sur les mouvements et attributs de ces fameuses épées. Mais là encore, Tsui Hark n'ira pas jusqu'au bout de cette idée et les épées ne deviendront jamais des personnages à part entière puisque la galerie d'acteurs prends le relais par la suite. Ce premier "grand" combat donne aussi l'occasion de voir Tsui Hark s'essayer à des choses côté formel. Ainsi, on notera l'emploi fréquent du ralenti donnant plus dans une sensation de lourdeur que les Wu-Xia supersoniques de la Workshop dans les années 90. Ce qui ne veut pas dire que la lenteur est de mise, puisque le montage dans l'action est finalement tout ce qu'on peut rêver de mieux actuellement à Hong Kong et même ailleurs, en terme de précision/lisibilité/vitesse. Certains brefs passages pourront même faire penser au style d'un "Ashes of time" ou "What price survival", dans l'aspect haché des mouvements au ralenti. En tout cas, Tsui Hark semble s'opposer au style développé par Zhang Yimou (par exemple) dans ses récentes tentatives filmiques : "Seven Swords" n'est définitivement pas qualifiable de "film poétique" dans l'action. Il ne sombre pas non plus dans la monstration écoeurante d'un "Musa". Dès lors, on peut considérer qu'à cet instant du film, la satisfaction domine. Arrive alors le long et laborieux développement pour ne pas dire grand chose. Car s'il y a bien une doléance à formuler à l'encontre du film de Tsui Hark, c'est la teneur des échanges verbaux qui le situent à mille lieues d'un "Time and Tide" et ses double sens jouissifs à décrypter. Heureusement tout de même qu'une scène vient réhausser le niveau : les ébats amoureux de Donnie Yen et Kim Su-Yeon. En effet, Tsui Hark a réussi à outrepasser le ridicule inné de ce type de scènes d'amour prévisibles et relevant depuis longtemps du cliché, en citant presque parodiquement le cinéma de Wong Kar-Wai l'espace de deux plans ultra-léchés au niveau de la photo, du cadre et de la pose des deux acteurs. Acteurs qui justement délivrent des compositions passables dans l'ensemble. Relevons quand même au passage la manie non-anodine et profondément cynique qu'à Tsui Hark de cacher le plus possible Donnie Yen au cours du film sous couvert d'un rôle d'homme mystérieux, et la présence de Zhang Jinchu, une jeune actrice en devenir. La dernière partie du film réserve, on s'en serait douté, un affrontement final de qualité, mais dont les prouesses n'ont malheureusement plus le même impact qu'il y a dix ans. Le verdict est que "Seven Swords" n'est ni impresionnant, ni génial. Mais c'est tout de même un film maîtrisé sur la forme et un témoin de la lucidité de Tsui Hark actuellement dans ses choix de cinéaste (en tout cas pas ceux de scénariste).

08 octobre 2005
par Antaeus


Les sept samurai (et leurs épées)

Monumental, ce Seven Swords?Par la durée certes (la seconde moitié et surtout le dernier tiers est bien plus rythmé que le reste: mieux vaut ca que l'inverse). Pour le reste, on a affaire à du lourd, trop lourd, mais pas forcément indigeste (le fait que je n'ai pas du tout attendu ce film, et volontairement rien entendu à son sujet avant de le voir, joue sans doute en sa faveur...) Il faut bien admettre qu'on a affaire à un très beau spectacle, mais il manque l'élément entropique de ses films du même genre précédents (The Blade; voire Green Snake et Zu). C'est bien trop formaté dans la mise en scène, les personnages et surtout le scénario qui les anime (peut être l'influence de l'oeuvre originale, mais j'imagine qu'il s'agit plutôt, vu les enjeux commerciaux, de plaire à tout le monde.) Il y a, ceci dit, quelques bonnes petites idées de ci de là, et un léger arrière ton ironique qui transparaît aussi de temps en temps (mais c'est infiniment plus rare que dans ses autres oeuvres majeures). Un peu dommage, même si le duel final à l'épée ( de vraies bonnes grosses épées qui font CLONG! et CHBING!..ca change tout, je vous jure!) devrait, pour le coup, contenter tout le monde. Pour le reste, jolies couleurs, jolis plans, jolis paysages (j'aime le fait que Tsui Hark, contrairement à d'autres, ne fasse pas trop dans le clinquant et le brillant à ce niveau: on a ici surtout des tonnes de bonne vieille poussière), et un score de Kenji Kawai gonflé aux hormones mais presque totalement anonyme (pas la première fois qu'il nous fait le coup).. Malgré les craintes qu'on pourrait retirer de ce formatage pour la suite de l'oeuvre de Hark, sur le plan de l' "hollywoodisation", le bonhomme a déjà donné : reste donc à espérer qu'il reviendra très vite à ses amours plus "chaotiques"...

06 octobre 2005
par abuzeur


Waaaaaaaa...... Tsui Hark est enfin de retour !

J'ai eu la chance de voir ce film le jour de sa sortie en Chine, mais je ne parle pas bien mandarin, mon épouse (chinoise) a donc eu un peu de boulot pour me mettre au parfum de temps en temps. Ma critique se bornera donc aux aspects visuels de ce film, d'autant plus que je ne veux pas spoiler. Premier point : plein la vue. Tsui Hark semble avoir fini de jouer avec les ordinateurs, ou alors il les a méchamment bien planqués. Ca sent le retour aux sources, même les câbles se font discrets. Et le plus beau, c'est que ça ne manque vraiment pas.... Mais ça n'empêche pas les scènes d'action d'en mettre vraiment plein, mais alors plein la vue. Liu Chia Liang aux scènes d'action, ça vous dit quelque chose ? Par contre, les amateurs de beaux paysages façon Tigre et Dragon ou Hero vont être déçus, l'action se passe majoritairement dans le Xinjiang, et honnêtement, c'est l'un des coins les plus moches de Chine. Quand c'est pas du désert, on regrette que ça n'en soit pas. On est mieux dans le Sichuan, mais le Xinjiang a mieux inspiré Liang Yusheng et même l'incontournable Jin Yong. Dommage ! Deuxième point : Donnie Yen ! Je l'ai toujours beaucoup apprécié, mais il a très rarement eu des rôles à sa mesure (voir Blade 2...), à mon sens. Cet oubli est enfin réparé, et dans ce personnage de guerrier tragique, il peut donner des leçons de charisme à Antonio Banderas. Troisième point : Dionnet, ne nous laisse pas tomber ! Le roman d'origine est un pavé. Un gros, gros pavé. Que la plupart des Chinois de mon entourage connaissent par coeur depuis l'enfance. Par contre, pour des laowei, il y a plein de trucs qui vont arriver par surprise, faute de scènes d'exposition appropriées. Donc il faut considérer le film comme un petit trailer de 2h 1/2, en attendant que Dion nous sorte la version intégrale. Mais sans public pour le film, pas de DVD, et vu les liens privilégiés entre l'auteur et l'éditeur, pour une fois la France est gâtée. Donc allez le voir, emmenez tout le monde ! J'ai donc passé 2h30 à ramasser ma mâchoire, et je suis impatient de pouvoir enfin me procurer le DVD, en attendant la série. Le Wuxia a encore de sacrés jours devant lui, avec des défenseurs pareils.

01 septembre 2005
par Panda Bourré


Le comeback de Hark et enfin un role a la demesure de D. Yen

Je ne donne que tres rarement mon avis, et c`est donc vraiment a titre exceptionnel que je me lance dans celui ci... De plus je suis tres honore d`etre le premier a donner ma critique sur cette fiche. Si vous tenez a etre vierge de toutes idees preconcues avant d`aller voir ce film (ce que je vous conseille fortement), ne lisez pas ce qui va suivre. Je vous dirais juste d`aller voir ce film sans savoir pourquoi. Sinon, continuez, il n`y a pas de spoilers. Mon avis: Tres honnetement, je peux dire que j`ai attendu ce film depuis 15 ans. Je suis encore tout bouleverse par cette epopee qui m`a litteralement transporte. Les 2h30 passent a une vitesse folle tellement le film est FURIEUX. Merci Tsui Hark d`etre revenu a ce qu`il etait. Son genie reconnaissable de si loin est revenu nous exploser a la figure tel le phoenix des legendes chinoises. L`extraordinaire creativite de la mise en scene donne du sang neuf a un cinema qui en manque cruellement depuis bien longtemps. Merci Monsieur Hark de faire renaitre ce qui est l`essence et la specificite du cinema hongkongais. Ce realisateur representera toujours l`Artiste avec un grand A, dans mon coeur. Les sentiments humains quant a eux sont comme un torrent apres la mousson. Se mouvant, se tordant, melangeant douceur, violence, sensualite, submergeant ce qui se trouve devant avec une telle passion qu`on en reste bouche bee. Les personnages sont bien travailles, extremement charismatiques. Leur profondeur remontent a la surface au fur et a mesure que l`histoire avance, ce qui elimine tout sentiment de lenteur, privilegiant toujours le dynamisme sans enlever l`Essence. La choregraphie est chaude, meme bouillonnante. Chaque guerrier est dote d`un charactere special, accompagne d`une lame adaptee a leur personnalite. Le style de combat de chacun est donc tres different les uns des autres. Certes, il faut se concentrer pour suivre l`action, surtout lorsque les plans sont rapproches, mais cela n`est jamais gratuit car le realisateur insiste sur les specificites techniques des epees durant les combats. On se sent chaud, on se sent meme pret a combattre tellement on arrive a s`identifier aux combattants malgres leurs techniques incroyables et une rapidite extreme. Enfin, je suis tres heureux de pouvoir admirer l`etendue esthetique et technique de Donnie Yen, qui a mon avis etait largement sous exploite dans tous ses films precedents (a part dans Iron Monkey et OUATIC 2). Son personnage transcende l`ecran, faisant jaillir la sensualite, la felinite et la virilite du personnage. Un MUST. Vraiment... Tout cela explique la note maximale qui lui a ete attribuee, et je precise que je suis quelqu`un de tres difficile habituellement.

01 août 2005
par Hiro Saka


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